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Les trois quarts des 345 hôpitaux suisses peuvent désormais être comparés selon des critères quantitatifs uniformes. L'Office fédéral de la santé publique ( OFSP) a présenté sa statistique nationale visant à renforcer la transparence du système de la santé.
A l'exception des 90 institutions, surtout privées, qui ont refusé que les chiffres les concernant soient publiés, chaque établissement de soins est passé en revue sur une page. Sont inclues des données de 2003/2004 sur les séjours et les patients, les prestations et l'équipement, le personnel ainsi que sur les finances.
Un diagramme permet de comparer la valeur de l'hôpital considéré avec celles d'autres institutions du même type. Il est notamment indiqué si une valeur est clairement plus haute ou plus basse que la moyenne (critères économiques et quantitatifs).
Cette publication de 286 pages présente en outre une liste des plus grands hôpitaux par canton et par genre. A l'échelle suisse, les HUG de Genève arrivent ainsi en tête par la taille, avec 382'774 journées de soins et 1169 lits. Ils sont suivis par le CHUV de Lausanne (359'612 journées/1061 lits).
Autres exemples, l'établissement de Belle Idée à Genève est le plus important dans les domaines psychiatrique et gériatrique (environ 144'000 journées et 400 lits dans les deux cas), tandis que la palme revient à l'hôpital des enfants de Zurich pour la pédiatrie (62'819 journées et 231 lits).
L'étude ne fournit que des éléments quantitatifs et n'établit pas de palmarès des hôpitaux en termes de qualité ou d'efficacité. L'idée de réunir à l'avenir aussi des données qualitatives, basées entre autres sur l'âge des malades ou la mortalité, est toutefois en train de faire son chemin.
Pour son directeur Thomas Zeltner, cet instrument comparatif est un "premier pas" qui contribuera à améliorer la transparence entre les acteurs du système de soins.
Selon le directeur de l'OFSP, la possibilité de comparer est également dans l'intérêt des patients. Elle est surtout dans l'intérêt des assureurs et de leur interprétation très étroite de la LAMal.
Ce rapport laisse plutôt sceptique H+, l'association faîtière des hôpitaux. Les données, pas nouvelles en soi, sont difficilement comparables et n'offrent qu'une transparence "théorique", selon son directeur Bernhard Wegmüller.
Pour santésuisse, qui réclame depuis longtemps un tel document, les éléments présentés vont dans la bonne direction. "On est content que ça avance", a indiqué son porte-parole Nello Castelli. La satisfaction de santésuisse n'a rien d'étonnant, toutefois la prudence reste de mise quant aux conclusions pouvant être tirées de cette publication, cette dernière n'offrant que des indications quantitatives |