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Licenciement après une indiscrétion à l'OFSP |
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Written by SwissMED.net & agences
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mardi, 12 septembre 2006 |
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BERNE - Une employée de l'Office fédéral de la santé publique a été licenciée après une indiscrétion. Elle avait rendu public le fait que l' OFSP a engagé la société de relations publiques Richterich&Partner SA pour combattre l'initiative "Oui aux médecines complémentaires".
Cette société zurichoise a été engagée alors que ni le Conseil fédéral, ni le Parlement ne se sont encore prononcés officiellement sur cette initiative. Selon un article du Tages Anzeiger, datant déjà du 26 juin 2006 et intitulé - Campagne contre une initiative populaire payée avec les recettes fiscales -, l'OFSP comptait engager près de 300'000 francs d'argent publique dans sa campagne de communication contre l'initiative populaire "Oui aux médecines complémentaires". Le Conseil fédéral a jusqu'à la mi-septembre pour transmettre son message au Parlement. Celui-ci se prononcera ensuite sur l'initiative.
Le licenciement de la collaboratrice se justifie par la violation du secret de fonction et par le non-respect d'une certaine loyauté, a déclaré la porte-parole Sabina Müller dans les colonnes de "NZZ am Sonntag". La collaboratrice avait fait parvenir des documents probants à la presse il y a deux mois.
La porte-parole n'a pas pu donner d'information sur le type de contrat qui lie la société de PR à l'OFSP. Un groupe de la commission de gestion du Conseil des Etats veut s'occuper de cette affaire, selon la "NZZ am Sonntag".
Lancée le 23 septembre 2004, l'initiative "oui aux médecines complémentaires" veut ancrer dans la constitution un article stipulant que la Confédération et les cantons pourvoient à leur "prise en compte complète". Le texte prévoit encore de mettre sur pied d'égalité ces thérapies avec la médecine classique.
Les 100'000 signatures nécessaires ont été remises il y a un an à la Chancellerie fédérale après l'exclusion de cinq médecines douces ( homéopathie, phytothérapie, thérapie neurale, médecine anthroposophique et médecine traditionnelle chinoise) de l' assurance maladie de base. La décision de Pascal Couchepin, entrée en vigueur le 1er juillet 2005, avait provoqué un tollé et fait circuler des rumeurs sur les relations privilégiées qu'entretenait le chef du DFI avec un assureur de sa région d'origine. |
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