Malgré cette relative stabilité, les assureurs comptent
augmenter en moyenne leurs
primes
AOS 2007 de 3 %. Difficile d'accepter une telle augmentation de primes, alors même que
le ratio qu'appliquaient aux primes les assureurs jusqu'à présent, était
de 1.5 par rapport à l'augmentation réelle des coûts de l'exercice précédent (soit 1,5 % d'augmentation de prime, pour 1% d'augmentation des coûts).
Cette année, le ratio négatif passe à près de 1500% [-0.2% * (-1500/100) = +3%], alors même qu'une diminution de primes devrait être constatée. Seule explication possible à cette augmentation inacceptable des primes : la stabilité des coûts au premier semestre sera contredite par
une envolée historique des coûts de 9 à 14 % au deuxième semestre justifiant, dès lors, cette augmentation "modérée" de primes et annulant, du même coup, l'annonce faite par l'OFSP et par
santésuisse de leur excellente maîtrise des
coûts de la santé. Si tel devait être le cas, alors nous aurions la démonstration, si cela était encore nécessaire, de leur totale impuissance, voire de leur incompétence. Il s'agira une fois de plus d'un argument en faveur de l'initiative pour un Caisse unique.
Par ailleurs, faut-il le rappeler, l'augmentation devrait varier très fortement en fonction des caisses et des cantons. Ainsi, la CPT par exemple, ne devrait procéder à aucune hausse dans neuf cantons, Assura baisserait ses primes dans 19 cantons et Sansan dans cinq, tandis que d'autres caisses risquent de procéder à des augmentations musclées. Les baisses et les hausses devraient fluctuer entre moins 12 et plus 15 %.
Il y a un an, les coûts de l'assurance obligatoire des soins avaient augmenté, selon les deux institutions précédemment citées, de 10%. L'Office fédéral de la santé publique explique la stagnation enregistrée cette année notamment par deux modifications de l'
assurance maladie entrées en vigueur le 1er janvier dernier.
Les coûts dans le domaine des analyses de laboratoire ont reculé de 7% alors qu'ils avaient augmenté de 5,7% durant le 1er semestre 2005. Cette baisse est due au passage de un franc à 90 centimes de la valeur du point applicable à tous les
fournisseurs de prestations effectuant des analyses.
L'OFSP relève toutefois que des négociations tarifaires concernant le domaine des soins hospitaliers sont en cours, ce qui entraîne des retards de facturation. Il s'agira de voir si la légère baisse momentanée des coûts enregistrée dans ce domaine se confirme au trimestre prochain.