|
Caisse unique décriée par Santésuisse |
|
|
|
|
Written by TSR
|
|
lundi, 01 mai 2006 |
Les assureurs-maladie ont lancé lundi leur campagne contre l'initiative sur la caisse unique. Etude à l'appui, ils prétendent qu'une caisse unique affaiblirait le système et accentuerait ses points faibles.En prévision de la session spéciale du Conseil national la semaine prochaine, au menu de laquelle figure notamment l'initiative populaire «Pour une Caisse-Maladie unique et sociale», l'association faîtière des assureurs- maladie santésuisse a tenu conférence de presse lundi à Berne.
Concurrence indispensable
L'économiste de la santé Willy Oggier a présenté une étude intitulée «Caisse unique: un faux débat». Si une caisse-maladie unique venait à être introduite, il faudrait s'attendre à ce que les incitations à maîtriser les coûts disparaissent, a relevé Willy Oggier. De même, la volonté de maîtrise de coûts s'émousserait. Le Zurichois estime que la qualité des services et la diversité des produits pâtiraient d'une situation de monopole. Quant aux dépenses de publicité des assureurs-maladie, régulièrement critiquées par les partisans de l'initiative, elles sont peu élevées et expriment la concurrence. Willy Oggier arrive à la conclusion que la solution aux problèmes du système de santé suisse ne passe pas par une modification de la structure organisationnelle des assureurs-maladie. Selon W. Oggier, la révision de la loi sur l' assurance maladie ( LAMal) offre de bien meilleures solutions pour réduire les coûts, comme la rémunération basée sur la prestation dans les hôpitaux ou la suppression de l'obligation de contracter. L'expert prône aussi des «mesures percutantes» pour faire pression sur le prix des médicaments
Une fausse bonne idée
Si l'idée d'une caisse-maladie unique paraît séduisante au premier abord, un examen approfondi révèle vite ses défauts, a souligné Marc-André Giger, directeur de Santésuisse. La caisse unique s'attaque aux symptômes plutôt qu'à la racine du mal: les primes ne sont que le reflet des coûts et c'est d'abord dans les domaines hospitalier et des médicaments que ceux-ci augmentent le plus. Les frais administratifs des assureurs-maladie n'atteignent que 5,6% des dépenses totales dans l'assurance de base. Bien que cela paraisse paradoxal, la caisse-maladie unique compliquerait davantage le système, selon Marc-André Giger. Plus de 80% des assurés bénéficient d'une assurance complémentaire auprès du même assureur-maladie. Avec une caisse unique, ils seraient obligés d'avoir recours à deux prestataires. Enfin, toujours selon l'étude, les conflits d'intérêt sont programmés au sein de la direction de la caisse unique, qui serait composée de représentants des pouvoirs publics, des fournisseurs de prestations et des organisations de défense des assurés. Le parti socialiste, qui soutient le projet de caisse maladie unique, présentera ses arguments en faveur de l'initiative mardi. |
 | LIST OF COMMENTS .... |
|
1. Willy Oggier ? Laissez-moi Rire :-))) Written by Invité/Visiteur. mercredi, 06 septembre 2006 URL:
| | Une famille de 4 personnes, avec un revenu annuel de Fr. 100\'000.- paie aujourd’hui 4 fois plus de primes qu’un célibataire gagnant le même salaire. C\'est déjà cela la LAMal d\'aujourd\'hui. Cherchez l\'erreur. Quant à la fin de l\'obligation de contracter avancée par W. Oggier, est-ce vraiment la panacée en matière de réduction des coûts. Je pense surtout que c\'est l\'estocade portée au système pour s\'assurer que les assureurs contrôlent toute la chaîne de production de valeurs sur le très lucratif marché de la santé. Il faut dire que le rapport de W. Oggier est une commande directe de santésuisse. Son doctorat en économie de la santé est loin de lui confèrer l\'innocence de l\'agneau qu\'il prétend avoir. L\'argent reçu par santésuisse en revanche n\'est pas de nature à renforcer l\'image que l\'on peut se faire de son honnêteté intellectuelle et de son intégrité. |
|